Les familles de Belvoir et Cusance

Château de Belvoir - Doubs - Franche-Comté

La maison de Belvoir

L'origine de la famille de Belvoir a été très controversée par les historiens des XVIIIe et XIXe siècles. Il fallu attendre 1974 et le 99e Congrés National des Sociétés Savantes pour que l'historien Henri Faget de Casteljau prouve l'origine des Belvoir dans la famille de Rougemont au travers de ses alliances avec le duc de Bourgogne et la famille de Vergy.

Thibaut de Rougement, dit de Belvoir semble à l'origine de la construction d'un premier château, à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, comme l'atteste une clé de voûte datée de 1224 provenant la tour du Nord. Ce millésime est toujours considéré comme la plus ancienne inscription en chiffres arabe d'occident: elle est aujourd'hui conservée dans la salle d'honneur du château.

Mort peu après cette date, Thibaut de Belvoir laissait de son mariage avec Simone de Vergy : Gérard, évêque d'Autun ; et Hue ou Huon Ier qui recueillait la seigneurie, et s'engageait en 1239 pour la VIIe croisade dont il ne devait pas revenir.

Son fils, Thibaut II, épousait Elvis de Beaufort (dans l'actuel Jura) et se voyait offrir un fief à Flacey. C'est à cette époque également que Belvoir passe sous la suzeraineté de la maison de Montfaucon. Leur fils Gérard, d'abord prévôt de Bligny (Côte d'Or), archidiacre d'Avallon jusqu'en 1307, puis chanoine de Saulieu, Beaune et Avallon, sera Évêque de Constance de 1307 à 1318. À ce titre, il accompagnera l'Empereur Henri VII en Italie mais, contrairement à son neveu Thibaut de Belvoir, ne participera pas à la querelle de succession.

Belvoir échoit à Huon II et sa femme Alix de Ray, veuve d'Hugues de Rougemont. Ils auront plusieurs enfants dont Jean, chevalier, mort sans postérité ; Guillemette, femme de Jacques de Rupt ; Marguerite, femme de Jacques d'Arguel ; et

Thibaut III, seigneur de Belvoir, de St Julien en Montagne et de Flacey. Son union avec Jeanne de Montfaucon le fait entrer dans l'une des plus puissante famille du Comté de Bourgogne, elle est la sœur du Comte de Montbéliard lui-même marié à Agnès de Bourgogne. Un acte de 1310 nous apprend que la maison de Belvoir possède des vignes depuis fort longtemps à Mouthier-Hautepierre, dans la vallée de la Loue. Il participe activement à la campagne italienne d'Henri de Luxembourg, qui sera couronné empereur à St-Jean de Latran en 1312. Il sera son 18e témoin et en reconnaissance se verra attribuer une rente de 1 000 florins or. En 1314, Thibaut et sa femme signent la charte de franchises des habitants de Belvoir. Veuf en 1326, il épouse en 1330 Gilette de Courcelles, fille du maréchal de Bourgogne et veuve du seigneur de Pesmes. De sa première union, il aura eu six enfants dont Isabelle, femme de Jean de Cusance, bailli général du Comté de Bourgogne ; et Henri, qui suit.

Henri de Belvoir succède à son père en 1339. Son mariage avec Jeanne de Neuchâtel lui ouvre les portes d'une autre grand famille comtoise, pour laquelle il s'investira largement. Audacieux, il déclare la guerre à l'empereur d'Allemagne pour se faire payer les 1 000 florins or promis à son père et tente de prendre Mulhouse en otage. Comme son père, il apparaît comme un des grands seigneurs de son temps et ses relations avec son beau-frère Jean de Cusance expliquent que, sans héritier, il appelle son neveu Vauthier à lui succéder à la tête de la seigneurie de Belvoir.

La maison de Cusance, seigneurs de Belvoir

Vauthier de Cusance, dit le Petit Vauthier, prend possession de Belvoir consécutivement avec son mariage avec Catherine de Neuchâtel, dame de Montbarrey (Jura), en 1365. Il devient alors seigneur de Cusance, Belvoir, de St-Julien en Montagne et du château de La Baume (grotte fortifiée à Sancey). Flacey ayant été échangé par Henri de Belvoir contre des fiefs à Sancey. En 1367, il reprend l'affaire de Mulhouse et signe un traité de paix après l'intervention de l'Empereur Charles IV. Il rendra foi et hommage pour ses seigneuries, en 1372, à Étienne de Montfaucon, Comte de Montbéliard. Avec son frère Girard, il participe à la célèbre bataille de Roosbeck (près d'Ypres, dans les Flandres) et décédera deux ans plus tard, laissant un fils mineur, Jean.

Jean de Cusance hérite des biens de son père qu'il administre avec son oncle et tuteur Girard de Cusance, seigneur de Flagy (Haute-Saône). Il épouse en 1395, Jeanne, fille de Robert de Beaujeu, Comte de Beaujolais et d'Agnès de Vienne. Elle dépose dans la corbeille de mariage la baronnie de Cologny-le-Neuf (Jura), dépendant du duché de Savoie, puis, après le décès de sa mère, la baronnie de Darcey (Côte-d'Or), dépendant du Duché de Bourgogne. Dès 1401, il signe avec Mulhouse une renonciation temporaire à ses droits comme créanciers de l'Empereur. Deux ans plus tard, il seconde Jean de Neuchâtel, seigneur de Montaigu, dans sa guerre d'Épinal et en 1405 Jean Sans Peur se l'attache pour chambellan et lui accorde une lettre de sauvegarde pour services rendus à Paris. Dès lors Jean de Cusance sera regardé comme l'un des grands capitaines de Jean Sans Peur, pilier de la politique militaire du duc. En 1408, à la tête de cent chevaux et trois cents hommes de traits (archers et arbalétriers), il concoure à la victoire d'Othée sur les Liegeois et y sera fait chevalier. 1410 le voit au célèbre siège du château de Vellexon (Haute-Saône) et 1411 pour la défense de St-Denis contre les Armagnacs. L'année suivante, il fait la campagne du Berry et le siège de Bourges. Continuellement aux côtés de Jean Sans Peur, il est en Flandres et en Hollande, et entreprend les hostilités contre le rebelle Louis de Châlons, comte de Tonnerre, en 1416. 1417 le voit à Beauvais et, l'année suivante, il fait partie de la suite du duc lors de sa rencontre, à Montbéliard, avec l'empereur. Par contre sa présence n'est pas attestée à Monteraux, lors de l'assassinat de Jean Sans Peur. Il continue a servir le nouveau duc Philippe qu'il accompagne au siège de Meaux en 1421. Mais cet éloignement quasi constant de ses terres le met en difficulté avec ses sujets dont les réclamations deviennent nombreuses et les relations difficiles. Jean de Cusance décède en 1438. Il laisse 5 enfants dont Guichard, seigneur de St-Julien et de Foucherans (Jura) ; Louis, seigneur de Cusance et baron de Darcey, marié à Catherine de Monnet, dame de Montsaugeon et Pupillin, petite-fille de Catherine, batarde de Flandres ; Agnés, mariée à Gauthier de Bauffremont ; Isabelle unie à Gaspard de Varax, puis à Guy de La Palud ; et Gérard qui suit.

Gérard de Cusance, chevalier, seigneur de Belvoir et de St-Julien en Montagne, puis de Darcey après le décès de son oncle Louis, épouse Claude de Mello,dame de Vendeuvre, fille de Claude de Mello et d'Isabeau de Noyers, qui lui apporte une partie de Missery, Saizeray, Huilly et ses hameaux et la seigneurie d'Aillainville en Champagne. Sous les ordres du prince d'Orange, il est à la bataille de Cosne-sur-Loire, gagnée en 1422 contre les Français, mais en 1430, il est fait prisonnier à la bataille d'Anthon et mis à rançon de 3 300 francs payés par le duc… et ses sujets de Darcey. En 1450, il sera témoin du mariage d'Antoine de Vergy et de Bonne de Neuchâtel au château de Gray. Les archives situent sa mort avant 1460. Trois enfants sont nés de son mariage : Agnès femme de Guillaume de Champdivers; Chrétienne, épouse de Guillaume de Saint-Seine ; et Ferry qui suit.

Ferry de Cusance : Le testament du puissant Thiebaut IX de Neuchâtel, maréchal de Bourgogne, précise que Ferry de Cusance, son parent, a été élevé dans son « hostel ». Armé chevalier à la bataille de Gâvre contre les gantois en 1453, il épouse, à Baugé en Bresse, le 11 mars 1455, Louise, fille du comte de La Baume-Montrevel. En 1459, au service du duc Philippe, il enquête sur les revenus de la seigneurie de Marcilly, en Côte d'Or, et l'année suivante siège aux États du duché de Bourgogne en qualité de baron de Darcey. Une lettre commise à Châlons, en 1461, le nomme conseiller-chambellan de la maison ducale et, en 1463, Thiebaud IX de Neuchâtel en fait son héritier par substitution. Quatre ans plus tard, ce même seigneur, aidé par Ferry de Cusance, déclare la guerre au duc de Lorraine. Occupant Liverdun, entouré par les troupes lorraines, Ferry se rendra au terme de 26 jours de siège. En 1471, il est appelé à la défense des frontières de bourgogne, mais sera fait prisonnier à la bataille de Buxy et mis à rançon de 3 000 écus. Le duc lui confie alors le gouvernement de Château-Chinon avec les offices de capitaine et châtelain. En janvier 1473, il reçoit le commandement, « la conduite », de 100 lances « de l’ordonnance de Monseigneur », et son brevet de « conducteur ». La même année Charles le Téméraire en fait son capitaine-châtelain à Vendeuvre. En janvier 1474 il est envoyé défendre les frontières du nord à Abbeville en compagnie de Philippe de Poitiers, seigneur de La Ferté. Capitaine d'Abbeville, il participe le 23 mars au tournoi organisé par son compère Philippe de Poitiers. En juin, leurs 200 lances sont envoyées au siège entrepris par le duc devant Neuss sur le Rhin. Ferry de Cusance s'y distinguera en se voyant confier la garde du camp ducal et en repoussant avec 300 lances une violente attaque des troupes de l'évêque de Cologne. Nous le retrouvons en 1476 à l'assemblée des États de Bourgogne à Salins, puis en janvier 1477 devant Nancy, où il perdra la vie avec Charles le Téméraire. Il laisse au moins 5 enfants : Ermanfroy, chevalier, tué à la bataille devant Novarre, en Italie ; Vandelin, abbé de l'abbaye de Pothières (Haute-Marne) ; Agnès ; Catherine, religieuse à l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains de Troyes ; et Thiebaut qui suit.

Peu de temps avant la bataille de Nancy, en 1475, une armée de « Suisses » tenta de s'emparer de Belvoir, sans succès. La mort du Téméraire déchaîna les fureurs de Louis XI sur le comté de Bourgogne : Belvoir fut investit au printemps 1480 par les troupes de Charles d'Amboise, la ville et le château seront mis à sac et brûlés. La punition de « l'indicible araignée » ne s'arrêta pas là : les biens de la famille seront sous séquestre et les revenus des seigneuries attribués aux seigneurs amis du roi. Cet épisode dura 6 longues années et mirent à mal les finances des Cusance.

Thiebaut devait épouser, en 1482, Perrette de Savoisy, dame d'Auxon (Aube), fille Philibert de Savoisy, seigneur de Saillenay et de Marguerite de Lugny. En reconnaissance de ses services l'Empereur Maximilien d'Autriche l'élève au rang de chambellan le 11 mars 1492. Thibaud apportera tous ses soins à panser les plaies des guerres passées en reconstruisant le château familial, mais il ne rentrera pas en possession de sa baronnie de Darcey. Mort en 1503, il laisse 8 enfants : Jean l'aîné, protonotaire du Saint-Siège, chanoine de Besançon, archidiacre de Faverney ; Marc, seigneur de St-Julien en Montagne et d'Auxon en Champagne ; Jean le Jeune, futur seigneur de Darcey et bailli de la Montagne (Châtillon-sur-Seine) pour le roi de France François Ier ; Pierre, infirmier (médecin), au monastère de Luxeuil ; Catherine, épouse d'Étienne de Montmartin ; Marguerite et Claudine « données » de Cusance (donc bâtardes) ; et, enfin, Claude qui suit.

Claude Ier de Cusance semble avoir été élevé à Bruxelles, où il commença une carrière militaire. Le 6 janvier 1512, il est crée chambellan et gentilhomme du nombre ordinaire de la maison de l'empereur Maximilien et de Charles, archiduc d'Autriche (le futur Charles Quint). En 1512, à Mâlines, il uni sa destinée à Marie de Veyré, fille de feu Philibert de Veyré dit « La Mouche », ambassadeur, chevalier de la Toison d'Or, et de Marguerite de Lannoy. Ce mariage verra la naissance de deux filles dont Claudine, future épouse de Guillaume de Saulx, seigneur de Tavannes, Villefrancon et de Sully. Isabelle de Chauvirey, fille de Léonard de Chauvirey, lieutenant du Comté de Neuchâtel (Suisse) et veuve du maréchal de l'archevêché Guillaume d'Orsans sera sa seconde épouse et lui donnera un successeur, prénommé également Claude.

Mineur, Claude II hérite de la baronnie de Belvoir et de St-Julien en 1523. Il se marie avec Philiberte de Lugny en 1540, fille de Philibert, seigneur de Montigny. Un acte le désigne chevalier de l'Éperon d'Or, ordre très confidentiel créé par le Vatican. Il met à profit le calme régnant sur la Franche-Comté pour favoriser avec succès l'installation d'artisans, de moulins et de forges. Une période prospérité s'est ouverte pour la contrée, les halles de Belvoir voient se multiplier les foires et marchés. Décédé à Dôle au retour d'un voyage en France, il était le père de 3 enfants: Ermenfroy-François, baron de Darcey, gentilhomme ordinaire de la bouche du roi de France (ou chambellan) ; Vandeline, mariée à Jean d'Oiselay, seigneur d'Oiselay et d'Oricourt (Haute-Saône) ; et enfin

Vandelin-Simon, épousera le 19 février 1577 Béatrix, fille « d'illustre et puissant seigneur » François de Vergy, comte de Champlitte, chevalier de la Toison d'Or et gouverneur du Comté de Bourgogne pour Sa Majesté, et de Claudine de Pontailler, officier au service de l'Espagne pendant la guerre des Pays-Bas et la régence de Don Juan d'Autriche. Après avoir été lieutenant de la garnison royale de Besançon en 1592, il mène les troupes de secours dans Salins lors de la tentative d'invasion du comté par Henri IV en 1595, et sera fait chevalier par lettre patente de Philippe II en 1597. L'année suivante il est élu député des États de Bourgogne au mariage de l'Infante Claire-Eugénie et de l'Archiduc Albert à Bruxelles. Il sera l'un des très rares bourguignons nommé recteur de l'université de Fribourg-en-Brisgau en 1562 (nomination valable pour 6 mois). En obtenant le rétablissement du bailliage de justice à Belvoir en 1583, il effaçait l'humiliation subie par son ancêtre Thiebaud du fait de Louis XI. Disparu en 1601, il laisse Ermenfroy, baron de St-Julien, capitaine de chevaux-légers au service de l'Espagne en Savoie puis dans les Flandres, époux en 1521 de Desle de Rye, mort en 1622 ; Jean-Baptiste, Abbé de Bellevaux, prieur de La Ferté et de Montrot, doyen de Marmesse, grand archidiacre de Besançon, camérier du pape Urbain VIII, coadjuteur de Monseigneur Jean-Baptiste Vivès, résident à la Cour de Rome pour le service des Pays-Bas, agent de l'Infante Isabelle Claire Eugénie pour ses affaires à Rome, maître des requêtes à la Cour Souveraine du Parlement à Dôle ; et

Claude-François de Cusance, orphelin à l'âge 11 ans, prend officiellement son titre de baron de Belvoir à 16 ans, en participant aux États du Comté à Dôle en 1606. Il épouse à Bruxelles, en 1612, Ernestine de Withem, orpheline de Jean, marquis de Berg-op-Zoom et de Marguerite de Mérode, qui lui apporte le Comté de Walhain, la Vicomté de Seebourg, les seigneuries de Boesingue, Escandœuvres, Hove, Perwez, Geel, Wavre, Braine L'Alleu, Bierbais, etc. L'aile Est du château de Belvoir est alors modernisée pour accueillir le jeune couple, six naissances y auront lieu entre 1613 et 1624. Durant le guerre de Savoie, en 1617, Claude-François commande un régiment bourguignon au service de l'Espagne et d'Henri de Savoie, duc de Nemours, pendant que son frère « Saint-Julien » est à la tête d'une compagnie de Cavalerie. Sur les conseils du marquis de Spinola, l'Infante lui remet en 1622 sa « Patente » de maître de camp et reçoit le commandement d'un régiment (ou Tercio) bourguignon de 3 000 hommes. En juillet, il déploie ses troupes devant Berg-op-Zoom, défendue par les Hollandais, et s'y distingue à plusieurs reprises. Il est admis au Conseil de Guerre. En 1624, son régiment fait partie du dispositif d'encerclement destiné à prendre la ville de Breda. Le siège dure plusieurs mois et la ville tombe en 1625. Il accompagne son oncle Clériadus de Vergy, gouverneur du Comté lors de sa visite solennelle à Montbéliard en 1627 et préside la chambre des Nobles aux États, à Dôle, en 1629. La même année le « régiment bourguignon de Beauvois » tente sans succès de lever le siège de Bois-le-Duc, subi la surprise de Wesel et se replie à Rheinberg pour y cantonner ses troupes. La peste et la maladie semblent avoir eu raison de la guerre : Claude-François en meurt le 28 septembre. Il laisse 5 enfants vivants : Béatrix, qui épousera Eugène-Léopold Perrenod de Grandvelle, dit d'Oiselay, marquis, prince du St-Empire, Gruyer de Bourgogne et petit-fils de l'empereur Rodolphe II, puis Charles IV, duc de Lorraine et de Bar ; Madeleine, mariée au comte Albert de Berg S'Herrensberg, baron de Boxmer (Hollande) ; Desle-Françoise, fondatrice du couvent des Visitandines de Champlitte; Marie-Henriette, épouse en 1ère noces de François-Ferdinand-Just de Rye-La Palud, marquis de Varambon, puis de Charles-Eugène de Ligne, prince d'Aremberg, chevalier de la Toison d'Or, gouverneur du Comté de Bourgogne puis gouverneur et grand bailli de Hainaut ; et

Clériadus de Cusance, puis de Cusance et de Vergy, né en 1619, baptisé en l'église de Sancey avec pour marraine Marguerite de Genève, abbesse de l'abbaye de Baume-les-Dames et pour parrain Clériadus de Vergy, lieutenant et gouverneur général du Comté de Bourgogne, qui par testament en fera son héritier « substitué », suite au décès de son père héritier « institué », à charge de relever ses armes et son nom après sa mort survenue en 1630. Devenu baron de Belvoir et de St-Julien au décès de son père, puis Comte de Champlitte en 1631, il devait épouser l'unique et riche héritière de la maison de Ray, Marie-Célestine, fille de Claude-François, baron de Ray, et de Béatrix de Grammont, dame de Conflandey, mais il meurt subitement en 1635, dans des circonstances suffisamment curieuses pour laisser planer un doute sur l'origine d'un décès qui ouvre une nouvelle porte aux énigmes de l'Histoire.

Ainsi disparaissait le dernier baron de Belvoir et héritier mâle de la famille de Belvoir-Cusance.