En bref I La Restauration I La Franche-Comté et Belvoir I Pierre Jouffroy
La restauration

La déchéance du château semblait irrémédiable en 1956, année extrême de sa misère mais aussi de l’espoir et de la résurrection.
Que restait-il cette année-là lorsque les services des Monuments Historiques acceptèrent de protéger et d’inscrire à l’Inventaire Supplémentaire l’ensemble des bâtiments? Le portail d’entrée était mutilé, le corps de Logis transformé en ferme avait vu la salle d’honneur devenir une écurie et un grenier à foin. Une grande partie
de la façade Ouest était cachée par des appentis, les portes défoncées, les meneaux cassés ou disparus. Le donjon, utilisé comme carrière de pierre, était remblayé sur un étage, des arbres poussaient à l’intérieur. L’arsenal perdait sa toiture, quant à la tour de proue, elle était vide, sans toit ni solives, totalement ruinée. Les abords n’avaient pas meilleure figure, envahis par une végétation dense et sauvage défigurant le site.